Les champs de réflexion qui conduisent l'équipe d'Additiv à agir sur l'orientation tout au long de la vie, l'information des salariés, les stratégies RH, la prospective des métiers... à découvrir !

1. Nomenclatures métiers

Les nomenclatures de métiers doivent faciliter la mobilité des salariés, favoriser les reconversions et contribuer à l’insertion des jeunes. À partir d’un recensement des métiers par familles professionnelles, elles enregistrent les évolutions des emplois, tout en adoptant une démarche prospective utile à l’adaptation des politiques de formation et de recrutement. Ces outils sont censés permettre une meilleure visibilité des métiers, de leur contenu et des réalités qu’ils recouvrent. Et pourtant…

Une étude d’Additiv, qui a comparé les principales nomenclatures de métiers, montre que, loin de fournir des informations cohérentes, les nomenclatures métiers sont très hétérogènes quand il s’agit de définir précisément les secteurs, les métiers et les activités qu’ils recouvrent.

Ainsi, selon le site Internet visité, les internautes pourront découvrir 168 ou 3485 métiers en France !…

À un moment où l’« orientation tout au long de la vie » devient un enjeu d’attractivité pour les branches et les entreprises, ces nomenclatures ne permettent pas au public de disposer d’une information fiable sur les métiers et les évolutions du marché du travail. Cette situation conduit à s’interroger sur la conception de tels outils qui, loin d’aider à l’orientation, peut désorienter les jeunes et les salariés dans la construction de leur parcours professionnel.

2. Compétences clés

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La maîtrise des savoirs de base et l’acquisition des compétences clés constituent un enjeu majeur en termes de :

  • Sécurisation des parcours professionnels
  • Accès à la formation qualifiante
  • Accès à l’emploi
  • Maintien et évolution dans l’emploi
  • Réponse aux exigences de recruteurs

L’ambition n’est pas, ici, de revisiter simplement les savoirs de base « lire, écrire, compter » sous une nouvelle appellation. Toute personne, à quelque niveau que ce soit, peut avoir besoin d’actualiser ou approfondir une ou plusieurs de ses compétences clés, dans un cadre social ou professionnel. Dans l’entreprise, « s’adapter au changement » est un objectif majeur qui concerne tous les salariés.

Comment accompagner les institutions ou l'entreprise dans leur démarche compétences clés qui mobilise des savoirs dans l’activité, en fonction de quelles situations, de quelle ingénierie, de quels paramètres ?

3. Regroupement, fusion, réorganisation

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Le rapprochement de plusieurs entreprises ou entités doit AVOIR DU SENS et reposer sur une AMBITION DE DÉVELOPPEMENT, partagée par tous.
La communication constitue un levier de réussite pour regrouper et rassembler les CULTURES et les ORGANISATIONS.

La communication, levier stratégique dans le cadre d'un regroupement d'entités
La communication doit être à la fois un appui et un moteur pour accompagner le regroupement dans ses dimensions structurelles, fonctionnelles, culturelles et temporelles. Il s’agit de communiquer tout au long du processus et de diffuser l’information auprès de cibles hiérarchisées.

La communication pour construire une identité commune
Le regroupement en une structure unique est une opportunité pour identifier et rassembler les valeurs porteuses de chaque entité. La communication a pour mission de définir un positionnement commun puis de créer une nouvelle identité visuelle.

La communication au service des ressources humaines
Dans un contexte de changement, la prise en compte des aspects humains est primordiale. Une action de regroupement peut avoir un impact considérable sur le climat social et sur l’implication des personnels de chaque entité. La communication intervient pour démontrer le bien-fondé d'un tel rapprochement, susciter un élan collectif et créer un climat de confiance à l'égard des parties prenantes.

4. Attractivité des métiers

Vers une norme nationale d’attractivité des métiers ? 

Malgré un intérêt croissant pour la notion de « métier » dans le discours des praticiens et des chercheurs, il n’existe aucune définition stabilisée du concept, dont les acceptions sont nombreuses (Descolonges, 1998). Intégré au vocabulaire courant des individus mais aussi des entreprises, le « métier » renvoie à la détention d’un statut professionnel et constitue, de fait, un positionnement stratégique. Pourtant, à un moment où les valeurs d’adaptabilité et de flexibilité sont prônées dans la gestion des carrières, cette construction théorique a-t-elle encore du sens dans la pratique professionnelle des individus ? De leur point de vue, le « métier » fait-il référence à l’accomplissement de tâches précisément définies (finalité, technicité, type d’expertise) ou renvoie-t-il plutôt à un sentiment d’appartenance à un groupe professionnel ? Autrement dit, est-ce que le « métier » représente encore actuellement une référence pour les individus en termes de repères, d’attachement et d’identité professionnelle ? 

L’instabilité de ce champ de recherche et de ses contours, malgré les nombreux enjeux économiques, humains et sociétaux dont il est porteur, ont mis en lumière la nécessité de conduire des travaux de Recherche et Développement autour de cette problématique et d’identifier les raisons qui conduisent les individus à choisir un métier plutôt qu’un autre. 

Par ailleurs, l’émergence d’un « droit à l’orientation tout au long de la vie » issu de la loi de novembre 2009 (Loi n°2009-1437) et les résultats d’une étude conduite par Additiv sur les nomenclatures de métiers démontrent combien il est essentiel de clarifier l’information sur la formation et les métiers dans un contexte de multiplication des transitions. Le processus d’orientation est en effet étroitement lié à l’accessibilité et la lisibilité de l’information. C’est dans ce cadre qu’a également émergé un service public de l’orientation (SPO), organisé pour « garantir à toute personne l’accès à une information gratuite, complète et objective sur les métiers, les formations, les certifications, les débouchés et les niveaux de rémunération, ainsi que l’accès à des services de conseil et d’accompagnement en orientation de qualité et organisés en réseaux. » (Article L.6111-3 du code du travail). L’ambition d’Additiv est de réaliser une recherche de terrain, dont les résultats empiriques, étayés par des investigations scientifiques universitaires, permettront d’alimenter une réflexion sur la modélisation des facteurs déterminant le choix professionnel et le degré d’attractivité des métiers, alors même que certains secteurs rencontrent des problèmes de recrutement de main-d’œuvre. Le champ d’investigation se limitera toutefois à explorer ces aspects sur le territoire français ; les pays de tradition anglo-saxonne comportant, du point de vue de l’emploi et du marché du travail, une structuration et un mode de fonctionnement particulier. 

L’objectif d’Additiv est donc d’examiner, grâce à une enquête de terrain rigoureuse, les dimensions historiques, psychologiques, sociologiques, économiques et politiques qui entrent en jeu dans la construction sociale complexe du rapport des individus à un métier donné. Il s’agit de saisir les schèmes de pensée à partir desquels ces derniers formulent une appréciation, un jugement, ceux-ci dépendant à la fois de leur positionnement dans l’espace social, de leur trajectoire biographique et professionnelle, de leur histoire personnelle et de caractéristiques d’ordre psychologique (personnalité, intérêts et goûts, etc.) (Huteau, 2006). 

L’analyse du rapport particulier au métier est destinée à être enrichie grâce à un second travail de terrain. Ce dernier consiste à investiguer, sur la même base de questionnement, la totalité des secteurs d’activité de l’économie française et la diversité des métiers qu’ils regroupent. À partir du recueil de ces éléments et de leur synthèse, Additiv se donne pour objectif d’aboutir à la mise en place d’unematrice normative des critères d’attractivitécaractérisant en détail chaque métier et chaque secteur d’activité. Les normes nationales sectorielles serviront ensuite de référence pour analyser et enrichir les résultats obtenus concernant un métier donné. Dans tout travail scientifique rigoureux, il est en effet essentiel de mettre en lien les phénomènes constatés, notamment en ayant recours à la contextualisation et la comparaison (Durkheim, 1895). 

Études et ingénierie de l'information
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